Frigos piratés dans plusieurs centaines de supermarchés français. Ils ont vu leurs frigos et congélateurs se transformer en étuves. Personne n’a volé de données ni bloqué de caisses : les attaquants ont simplement changé des consignes de température. C’est la première fois en France qu’une cyberattaque détruit physiquement de la marchandise à cette échelle, et elle a été rendue possible par des équipements que la plupart des DSI ne voyaient tout simplement pas.
À Grand-Couronne, près de Rouen, l’Intermarché local date l’attaque à 4h44 du matin. Quand les équipes d’ouverture sont arrivées, il était trop tard : en grande distribution, une rupture de la chaîne du froid ne se négocie pas, on jette tout. Dans certains magasins, le piratage a même neutralisé les alarmes, si bien que l’astreinte n’a jamais sonné.
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