Quelques lectures sur le marketing sonore


La mise en oeuvre d’une démarche de marketing sensoriel, de marketing sonore ou digital est une question d’expertise. Mediavea contribue directement ou indirectement à la recherche académique sur le design d’espace, le déploiement de musique en magasin, la sensorialisation des espaces de vente, les effets du marketing sensoriel sur le comportement du consommateur, etc. Voici quelques éléments pour aller plus loin.



En lien direct avec les problématiques actuelles des magasins, Alain Goudey, associé de Mediavea, publie régulièrement dans des ouvrages, des revues académiques ou dans des colloques scientifiques.

Marketing sensoriel et expérientiel du point de vente (2017)

Marketing sensoriel et expérientiel du point de vente
Résumé : Comment offrir une expérience de consommation unique à ses clients ? Des idées pour créer une ambiance dans mon magasin. Quelle est la rentabilité du marketing sensoriel. Comment les sensations peuvent influencer le comportement des clients en magasin. Pourquoi utiliser les nouvelles technologies pour proposer une expérience innovante dans mon magasin ? Le marketing sensoriel utilise les facteurs d’ambiance du magasin – musique, senteurs, couleurs, sensations tactiles et gustatives – afin de susciter des réactions favorables à l’acte d’achat et une expérience plaisante en point de vente. Cette 5ème édition offre une version réactualisée des résultats des recherches et des pratiques de la distribution sur ce sujet. Elle s’enrichit d’un chapitre sur le magasin connecté (smart shop) et de nouveaux éléments sur le marketing expérientiel.
Mots-clés : Internet, IoT, objets connectés, ambivalence, lien à l’objet.

Entre crainte et désir pour les objets connectés : comprendre l'ambivalence des consommateurs, Décisions Marketing (2017)

Résumé : Notre recherche étudie l’ambivalence des consommateurs à l’égard de l’achat et de l’utilisation des objets connectés. Une étude qualitative en deux phases (composée de 22 entretiens individuels et de 2 focus groups) explore les dimensions de l’ambivalence (facilité, intelligence, lien social et affect). Plusieurs schémas d’ambivalence émergent en fonction du lien existant entre le consommateur (utilisateur ou non) et la fonction qu’il donne à l’objet (utilitaire, expérientielle, symbolique). La typologie proposée permet de recommander une évolution du discours marketing autour des objets connectés.
Mots-clés : Internet, IoT, objets connectés, ambivalence, lien à l’objet.

L'impact de l'expérience de magasinage en ligne sur les attentes des consommateurs vis-à-vis de leur future expérience en point de vente, Congrès International de l'Association Française de Marketing (2017)

Résumé : Le e-commerce joue aujourd’hui un rôle clé au sein des stratégies de distribution des enseignes et est récemment devenu la principale source de croissance du retail. L’augmentation des ventes en ligne permet, en effet, de compenser les pertes structurelles dans le commerce physique. Dans ce contexte, de nombreuses recherches ont examiné la place du commerce électronique dans une perspective stratégique. Cependant, la question des impacts sur les comportements des consommateurs reste insuffisamment exploitée. Notre recherche porte donc sur la façon dont un canal peut créer des attentes vis-à-vis d’un autre pour le consommateur, problématique encore inexplorée à ce jour. Cette recherche met en évidence trois conséquences engendrées par la navigation en ligne sur les attentes des consommateurs vis-à-vis de leur expérience en magasin, attentes portant sur la structure, le merchandising et l’atmosphère du magasin.
Mots-clés : e-commerce, cross-canal, comportement du consommateur.

"Sound and safe": The effect of ambient sound on the perceived safety of public spaces, International Journal of Research in Marketing (2015)

Résumé : The amount of crime to which individuals are exposed on a daily basis is growing, resulting in increased anxiety about being alone in some public places. Fear of crime usually results in avoidance of places that are perceived to be unsafe, and such avoidance can have negative financial consequences. What can be done to reduce fear in relatively safe public places that are nevertheless perceived as being unsafe? In this paper, we explore the effect of auditory input (type of ambient sound) on perceived social presence and one's feeling-of-safety in public spaces such as car parks andmetro stations. In one field study and four laboratory studies,we demonstrate that different ambient sounds convey social presence to a different degree. When perceived social presence is higher and positive, the feeling-of-safety is also higher. Additionally,we showthat an increase in perceived safety has a positive effect on consumers' satisfaction with the public area and even raises their willingness to purchase a monthly membership card for the public area. Furthermore, the effect of ambient sound on such consumer responses is serially mediated by perceived social presence and feeling-of-safety.
Mots-clés : audition, sound, social presence, perceived safety, ambience.

How salespersons induce trust between consumers and retailers: The case of French well-being store, International Journal of Retail and Distribution Management (2015)

Résumé : Although there is existing research investigating trust itself, there is a need for research on the concept of trust, specifically in retail environments. The purpose of this paper is to identify specific the dimensions of the concept of trust with retailing and to note impactful antecedents as activators for managers to secure long-term business.
Mots-clés : Salesperson, Customer-retailer trust relationships, Sales environment, Structural model.

Exploration des effets du degré de technologie perçu du magasin sur le comportement de magasinage, Management & Avenir (2013)

Résumé : Cet article étudie les effets potentiels de la mise en oeuvre de technologies numériques (écrans, bornes, etc.) sur le comportement de magasinage. Notre démarche exploratoire dans deux boutiques d’opérateur télécom montre que le degré de technologie perçu a un effet sur la valeur de magasinage, le temps passé perçu et la satisfaction liée au temps de visite. Cela nous amène à proposer de futures voies de recherche en sciences de gestion.
Mots-clés : expérience digitale, valeur de magasinage, ambiance magasin.

The kinetic quality of store design: An exploration of its influence on shopping experience, Journal of Retailing and Consumer Services (2012)

Résumé : Kinetic quality of store space is the appreciation of the store with regard to the movements and gestures that can be performed during the shopping trip. Few researches have studied this concept despite its potential influence on shopping outcomes. In this paper, we show that the kinetic quality of the store has an impact on hedonic and utilitarian shopping values and on purchase. The impact on shopping value is similar in magnitude to that of atmospheric quality. Music and visual esthetics positively influence kinetic quality.
Mots-clés : store atmosphere, kinetic, shopping value, music, esthetics.

L’ergonomie : une composante marginalisée du design d’espace de vente ?, Décisions Marketing (2012)

Résumé : La gestion du design des espaces de vente reste un sujet de préoccupation majeur pour les enseignes de distribution. Toutefois, les travaux sur l’impact de l’environnement au point de vente se sont limités à l’atmosphère et ses composantes. Cet article se propose d’élargir cette perspective à la dimension ergonomique du design et à son impact sur les consommateurs. Nous montrons que l’effet de l’ergonomie est d’une importance comparable à celle de l’atmosphère, enrichissant de fait le rôle de l’aménagement de l’espace de vente dans le comportement d’achat du consommateur.
Mots-clés : Design d’espace, atmosphère, ergonomie, distribution, valeur de magasinage.

Le rejet de la musique de marque : et si les agences de communication avaient tort ?, Actes du 25ème Congrès International de l’AFM, Londres (2009)

Résumé : Alors que l’identité musicale de marque est de plus en plus étudiée en marketing, peu de travaux portent sur le mécanisme de saturation puis de rejet de la musique de marque. La présente recherche est une approche exploratoire du mécanisme de saturation qui aboutit à la mise en avant de différentes variables explicatives liées aux caractéristiques intrinsèques de la musique, aux caractéristiques de la cible de communication, au contexte d’utilisation, ou encore au degré d’hyperstimulation de la musique de marque. En conclusion, nous formulons des axes de recherche qui pourront faire l’objet de travaux ultérieurs confirmatoires.
Mots-clés : identité musicale de marque, saturation, rejet, publicité.

L’identité musicale de la marque : bilan et perspectives, Décisions Marketing (2008)

Résumé : Pour exprimer l’identité de marque, le responsable de marque mobilise de très nombreux outils : un nom juste, des symboles forts tels que le logo, le personnage de marque, ou une signature publicitaire. Les marques se sont longtemps concentrées uniquement sur les formes et les couleurs, mais aujourd’hui elles se dotent de plus en plus souvent d’une identité olfactive et/ou musicale.
Mots-clés : marque, distribution, identité sonore, identité olfactive, marketing sensoriel, marketing sonore.

Une approche non verbale de l’identité musicale de la marque : influence du timbre et du tempo sur l’image de marque évoquée.

Thèse en Sciences de Gestion sous la direction de Christian Pinson, soutenue à l’Université Paris-Dauphine (2007).Mention : très honorable avec les félicitations du jury. Membre du jury : Christian Derbaix, Marie-Laure Gavard-Perret, Christian Pinson, Pierre Volle.



Bibliographie sur le marketing sensoriel

Au-delà des publications auxquelles nous contribuons, vous trouverez une bibliographie indicative sur le marketing sensoriel, marketing sonore, identité sonore, marketing olfactif, design d'espace, impact de la musique, etc. Cette bibliographie vous permettra de lire et de vous documenter sur ces sujets à la fois vastes et passionnants. Voici quelques ouvrages pour commencer :

Apprendre la musique, nouvelles des neurosciences chez Odile Jacob de Isabelle Peretz

Résumé : Comment l'apprentissage de la musique agit-il sur notre cerveau ? Quels effets a-t-il sur la curiosité, l'attention et la mémorisation ? Fruit de plus de 30 années de recherches neurobiologiques sur la musique en lien avec l'éducation, le livre dit tout de la manière dont la musique transforme notre cerveau... avec de très nombreux bénéfices.

Marketing sensoriel : une démarche globale pour produits et services (2ème édition) chez Vuibert de Agnès Giboreau et Laurence Body

Résumé : Une démarche de marketing sensoriel exhaustive et illustrée de témoignages professionnels. Aujourd'hui, face à l'évolution des marchés, le marketing "traditionnel", ne suffit plus. La consommation est devenue plus affective et le consommateur est désormais à la recherche de stimulations sensorielles et émotionnelles lors de ses expériences d'achat et de consommation. Savoir quelle démarche marketing proposer pour répondre à ce besoin est un enjeu vital pour les entreprises. Ce livre a pour objectifs de proposer une démarche complète, de la stratégie à la mise en oeuvre, et largement illustrée (notamment par des témoignages de professionnels) de marketing sensoriel ; décrire les cinq sens et expliquer leur importance dans les processus d'interaction consommateur/produit ; proposer des méthodes et outils opérationnels permettant la mise en oeuvre d'études de marketing sensoriel. Cette 2ème édition est fortement augmentée, notamment par l'introduction du marketing sensoriel pour le domaine des services. La première édition avait reçu le prix du meilleur ouvrage économique des dirigeants commerciaux de France.

Le Marketing olfactif, chez Presses du Management de Virginie Barbet, Jean-Marc Lehu et Pierre Breese

Résumé : L'odorat est sans doute l'un des sens les plus mystérieux... et pourtant il reste le moins sollicité dans notre société de consommation. Le parfum et les odeurs ouvrent un nouvel espace de créativité pour le marketing tant au niveau du produit lui-même qu'au niveau du point de vente et/ou de la communication. Dans ce premier ouvrage sur le sujet, les auteurs nous font découvrir un univers passionnant. Aujourd'hui, nous sommes aux débuts de la création olfactive avec des produits aussi étonnants que la lingerie parfumée, le fil à pêche au parfum de vanille, les sacs poubelles à l'odeur répulsive pour les chiens ou la maison senteur pain d'épices de Disneyland Paris. Avec Le marketing olfactif, vous aurez en main les outils pour maîtriser ce sens encore sous-exploité.

Brand Sense: Sensory secrets behind the stuff we buy chez Free Press de Martin Lindstrom et Philip Kotler

Résumé : From the first newsprint ads that appeared over 150 years ago, to the computer-generated, special-effects bonanzas that dominateour lives in the 21st century, brands have been built and emotions tapped into by using only two of our five senses. Sight and sound! Brandcommunication has reached a new frontier. In order to successfully conquer future horizons, brands will have to find ways of appealing to the three neglected senses. It can be done! BRAND sense will tell you how.

La musique au service du marketing : L'impact de la musique dans la relation client chez Eyrolles-Editions d'Organisation de Laurent Delassus

Résumé : Comment utiliser la musique pour mieux vendre ses produits et valoriser sa marque ? Si la musique a longtemps été la dernière roue du carrosse dans les briefs marketing, ce temps est révolu ! C'est désormais un levier clé de la stratégie marketing, un des points forts de l'identité d'une marque ou d'un produit. Jingle, slogan musical, reprise d'un air connu ou composition originale, les formes musicales sont variées. Elles répondent à des usages spécifiques et à des objectifs communicationnels précis. Qui n'a pas en tête les airs des spots de la MAAF, de la SNCF, de RTL, d'Adidas ou encore de Coca-Cola ? Et ce n'est pas tout ! Les marques ne peuvent plus se contenter de communiquer. Elles doivent impérativement affirmer leur identité et mettre en place des stratégies relationnelles qui construiront une relation privilégiée avec leurs clients. La musique peut justement leur fournir des outils efficaces : partenariat avec des artistes, organisation ou parrainage d'événements musicaux, mise en place de plateformes de téléchargement... Ecrit par Laurent Delassus, expert en communication et musicien professionnel, cet ouvrage est le premier manuel de référence sur les stratégies musicales à l'oeuvre dans le marketing. Il propose un accompagnement pas à pas pour faire coïncider une marque et son identité sonore. Ce livre est accompagné d'un CD audio original qui proposera systématiquement des illustrations et des exemples.


Articles académiques et Thèses sur le marketing sonore

Pour aller plus loin, voici quelques articles académiques ou thèses sur le marketing sonore :

Les articles de recherche français :

• Bouchnak M. et Behi A. T. (2016), L’impact de l’affichage audiovisuel dynamique sur les réponses des consommateurs : Rôle de la Congruence entre le contenu et le lieu de diffusion, Congrès de l'AFM
• Ben Dahmane Mouelhi N. et Brée J. (2015), L’effet des facteurs d’ambiance sonores et olfactifs sur les réponses conatives du client, Revue des Sciences de Gestion
• Bonnin G. et Goudey A. (2012), L'ergonomie : une composante marginalisée du design d'espace de vente ?, Décisions Marketing, 65, 21-30
• Frikha A. (2011), Les facteurs sensoriels et leur importance : points de vue des distributeurs, Gestion 2000, 28, 1, 15-30
• Lunardo R. (2011), Quel marketing sensoriel pour le point de vente ?, Décisions Marketing, 62, 73-75
• Goudey A. (2008), L'identité musicale de la marque : bilan et perspectives, Décisions Marketing, 52, 61-65
• Andieu F. et al. (2004), Le West Edmonton Mall : un échafaudage sensoriel au service d'une cosmogonie populaire?, Revue Française du Marketing, 196, 53-66

• Giboreau A., Garrel C. et Nicod H. (2004), Le profil sensoriel : un outil au service du marketing, Revue Française du Marketing, 196, 5-17
• Filser M. (2003), Le Marketing sensoriel : la quête de l'intégration théorique et managériale, Revue Française du Marketing, 194, 5-11
• Galan J-Ph. (2002), L'analyse des fichiers log pour étudier l'impact de la musique sur le comportement des visiteurs d'un site web culturel, Actes du 18ème Congrès International de l'AFM
• Jacob C. et Guéguen N. (2002), Variations du volume d'une musique de fond et effets sur le comportement de consommation : une évaluation du terrain, Recherche et Applications en Marketing, 17, 4, 35-43

Les thèses :

• Méthodes et outils pour définir et véhiculer une identité sonore : application au design sonore identitaire de la marque SNCF (soutenue en 2016) de Maxime Carron, sous la direction de Nicolas Misdariis. Alain Goudey a été dans son jury de thèse.
• Congruence perçue de la musique publicitaire et influence sur l'attitude vis à vis de la publicité. (soutenue en 2003) de Jean-Philippe Galan, sous la direction de Eric Vernette et de Christophe Bénavent.
• Effet de la congruence de la musique d'ambiance et de la perception d'une enseigne sur le comportement d'achat. (thèse en cours) de Marie-Hélène Abbo, sous la direction de Eric Vernette.
• Exploration du rôle d'Internet dans les stratégies de communications interpersonnelles : application au cas de la musique (thèse en cours) de Renaud Garcia-Bardidia, sous la direction de Pierre Grégory.
• Influence de la musique classique dans le processus de persuasion auprès des jeunes de 20 à 35 ans sur le support publicitaire télévision (soutenue en 2000) de Samuel Mayol, sous la direction de Joël Brée.
• Influence de la musique sur les réponses des consommateurs à la publicité. Prise en compte des dimensions affectives et symboliques inhérentes au stimulus musical (soutenue en 1998) de Karine Gallopel, sous la direction de Joël Jallais
• L'atmosphère des magasins : l'effet des odeurs, de la musique et du décors sur les émotions, la perception et le comportement du client (thèse en cours) de Richard Michon, sous la direction de Jean-Charles Chebat
• L'impact de la musique des sites Internet sur le comportement de l'internaute (thèse soutenue) de Céline Jacob-Guegen, sous la direction de Philippe Robert
• L'influence de la musique sur les comportements des acheteurs en grande surface (soutenue en 1994) de Patricia Sibéril.
• L'influence de la musique d'ambiance sur le comportement des consommateurs sur le lieu de vente (soutenue en 2000) de Sophie Rieunier, sous la direction de Joël Brée.
• Une approche non verbale de l'identité musicale de la marque : influence du timbre et du tempo sur l'image de marque évoquée (soutenue en 2007) d'Alain Goudey, sous la direction de Christian Pinson.



• Radio d'enseigne ou radio magasin

Il s'agit d'un concept déployé par un sonorisateur ou une agence spécialisée pour animer votre point de vente avec un contenu musical, vocal et éditorial sur mesure. Avec une radio d'enseigne, vous évitez les publicités de concurrents, vous bénéficiez d'un contenu musical adapté à votre positionnement de marque, d'une ambiance musicale agréable, et vous pouvez diffuser vos propres contenus éditoriaux ou commerciaux. Cela donne généralement d'excellents résultats en matière de stimulation du chiffre d'affaires.

• Marketing sensoriel ou marketing expérientiel

Le marketing sensoriel correspond à la partie du marketing qui se penche sur l'utilisation des cinq sens dans une stratégie marketing. L'ouïe, l'odorat, le goût, la vue, le toucher sont en effet des moyens efficaces pour accéder au plus près du consommateur et peuvent être utilisés dans une approche marketing pour faciliter agrément, adoption, émotion autour d'une marque ou d'une enseigne. Il n'y a pas de diplôme en marketing sensoriel, mais de solides connaissance en marketing, en psychologie environnementale et en musique (dans le cas du marketing sonore) sont requises. Le marketing expérientiel vise à la création d'expériences sur le lieu de vente. Il mobilise généralement activement les démarches de marketing sensoriel.

• Marketing sonore ou marketing musical

Le marketing musical ou sonore est la branche du marketing sensoriel qui s'intéresse à la stimulation des oreilles du consommateur comme vecteur marketing. Mediavea est ainsi une société experte en marketing sonore ou marketing musical, spécialisée dans les espaces de vente (corners magasins, boutiques, hypermarchés) ou d'accueil (halls, salles d'attente, agences, etc.).

• Sonorisation

Le terme de sonorisation indique qu'on diffuse dans un lieu ou un espace de vente des contenus audio. Plus précisément, le matériel de sonorisation correspond à ce qui est nécessaire à la chaîne du son : diffuseur musical, amplificateur (ou ampli), enceintes (appelées aussi haut-parleurs ou HP), microphones (ou micros), etc. La démarche de marketing musical ou sonore vise à sonoriser un lieu en cohérence avec l'atmosphère voulue pour ce lieu et le positionnement global de la marque ou de l'enseigne de distribution.

• Son

Sensation auditive engendrée par une vibration acoustique. Comme toute vibration, un son se caractérise par son intensité ainsi que sa fréquence et son timbre. La vibration des objets comprime ou détend l'air qui nous entoure et ces vibrations vont être détectées par notre oreille.

• Musique

Définie par Rousseau comme l'art de combiner des sons de manière agréable à nos oreilles, la musique est un remède à bien des maux. Elle constitue un vecteur des émotions et du plaisir doté de pouvoir anti-stress.

• Identité sonore ou identité musicale

Contrairement aux idées reçues, une identité musicale ne doit pas, en théorie, être confondue avec une identité sonore. Dans la pratique, de nombreux acteurs et la presse confondent allègrement les deux termes. Toutefois, l'identité musicale est relative à la concrétisation musicale de la marque et des valeurs que celle-ci défend. Une identité musicale est le noyau sonore qui constitue une stratégie de communication sonore efficace qui pourra se décliner sur de nombreux supports : site internet, attente téléphonique, publicités (radio ou tv), support multimédia (DVD-Rom...), évenementiel, points de vente, corners magasin, etc. Une identité musicale est en quelque sorte un hymne de la marque ou de son entreprise qui est déclinable de manière infinie pour habiller de sons la communication classique et créer une nouvelle dimension de communication. On trouve très souvent les mots suivants qui sont utilisés comme synonymes : signature musicale, signature sonore, empreinte sonore, empreinte musicale, et identité sonore. Pourtant, l'identité sonore se rapporte essentiellement à un son provoqué par un produit. Typiquement, le claquement de la portière de voiture, le craquement des céréales dans le bol de lait, etc. Des sociétés étudient et modifient les caractéristiques des produits pour faire en sorte que le bruit véhicule un message. Par exemple, pour une voiture, il est préférable que la porte ait un bruit rassurant et évoquant la sécurité.

• Design d'espace

Qu'il s'agisse d'un espace de vente (magasin, boutique, supermarché, hypermarché, etc.) ou d'un espace d'attente (agence, salle d'attente, hall d'accueil, etc.), le design d'espace s'intéresse à l'agencement global (visuel, olfatif, sonore mais aussi spatial) du lieu. Notamment seront donc travaillées des variables d'atmosphère comme les sons, la musique, les voix, les éclairages ou les senteurs, mais aussi des variables d'ergonomie comme la disposition du mobilier, des gondoles, des allées, etc.

• Design sonore ou design musical

Là encore, les deux termes sont employés comme synonymes alors que le design sonore devrait se rapporter davantage aux sons d'un produit et que le design musical recouvre plus les réalités autour de la sonorisation d'une marque ou d'un magasin. En effet, le design musical, c'est le fait de travailler une musique, un thème, les sonorités des instruments jouant le thème afin que l'ensemble véhicule le message et les valeurs de l'entreprise ou de la marque. Savoir faire du design musical c'est d'abord savoir créer une oeuvre qui puisse traduire le positionnement d'une marque, d'une entreprise, d'un magasin ou d'une enseigne, sa stratégie, ses ambitions. Par ailleurs, le design musical implique la connaissance et la capacité à apprécier l'environnement de l'entreprise ou de la marque. Pour élaborer la stratégie sonore, il faut tenir compte de la cible, des concurrents, des partenaires, s'adapter aux contextes d'exploitation, aux modes, etc.

• Jingle

Le jingle correspond à la vieille appellation du concept d'identité musicale ou d'identité sonore. Un jingle est très basique et sans grand intérêt pour le marketing ou la communication de la marque. Le jingle est un simple assemblage de quelques notes de musique, généralement à vocation d'interpellation ou d'illustration.



Explications sur le régime des droits d'auteur SACEM

La SACEM définit le droit d'auteur comme "un équilibre entre les usages des utilisateurs de musique et les droits des créateurs, qui doivent pouvoir vivre de leurs œuvres". Le Code de la Propriété Intellectuelle (téléchargeable en pdf) définit les choses en ces termes : "L'auteur d'une œuvre de l'esprit jouit sur cette oeuvre, du seul fait de sa création, d'un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous. Ce droit comporte des attributs d'ordre intellectuel et moral ainsi que des attributs d'ordre patrimonial".

Pour faire simple, le droit moral correspond à la paternité de l'oeuvre et au respect de ce qu'elle est, à savoir son intégrité (ie sa non-modification). Ce droit est lié à l'auteur, perpétuel, inaliénable et imprescriptible. Le droit patrimonial renvoit à la possibilité pour le créateur d'une œuvre d'interdire sa représentation (ou sa diffusion) mais aussi au droit de reproduction qui lui permet d'interdire sa duplication (copie CD, mp3, etc.)(voir le site de la SACEM). Un auteur, un compositeur ou un éditeur de musique peut donc par exemple interdire la diffusion de son oeuvre dans un magasin, un lieu de vente ou un espace d'accueil. Un créateur (auteur ou compositeur) voit son œuvre protégée jusqu'à 70 ans après son décès. Toutefois, subsistent généralement le droit des éditeurs et surtout le droit des producteurs (cf. ci-contre).

Dans la pratique, la diffusion est autorisée en contrepartie d'une rémunération juste et équitable. Cette rémunération est notamment prélevée par la SACEM pour être reversée dans une large mesure (au-delà de 80% des sommes perçues) aux adhérents de la SACEM. Cette rémunération dépend des supports de diffusion et de l'"étendue de diffusion". Ainsi une diffusion dans une boutique de 100 m² génère des prélèvements inférieurs à ceux d'un hypermarché de 5000 m².

Si, dans votre magasin, vous diffusez des titres "connus" ou "commerciaux", ils sont très probablement soumis aux droits SACEM, et vous êtes redevables vis-à-vis de la SACEM au regard du droit d'auteur. Ceci est vrai que vous diffusiez une webradio, une radio hertzienne, un CD de musique, des mp3, ou que vous passiez par un prestataire sonorisateur. C'est le titre diffusé qui est pris en compte et non le support de diffusion.

Certains professionnels vous permettent toutefois de vous exonérer de ces droits SACEM avec des contenus dits "libres de droits". Ces contenus sont alors gérés en direct par le professionnel qui doit pouvoir vous le garantir avec une attestation. Veillez à vérifier si cette attestation vous exonère également des droits SCPP/SPPF/SCPA (cf ci-dessous) et/ou des droits voisins SPRE (cf. plus bas).

Pour plus d'information, n'hésitez pas à visiter le site de la SACEM.


Explications sur le régime des droits des producteurs SCPP ou SPPF

Les droits des producteurs sont gérés par la SCPA quant il s'agit d'accueil téléphonique ou de serveurs vocaux.

Les droits des producteurs sont gérés par la SCPP (Société Civile des Producteurs Phonographiques) et la SPPF (Société des Producteurs de Phonogrammes en France) dans tous les autres cas.

Comme le stipule le site de la SCPP, reprenant le CPI : "Le Code de la propriété intellectuelle prévoit deux catégories d'exceptions aux droits exclusifs du producteur, pour lesquelles la gestion collective est par ailleurs obligatoire. Dans ce cas, les utilisateurs n'ont pas à obtenir d'autorisation, mais ils doivent s'acquitter d'une rémunération. Les régimes de licence légale : l'article L. 214-1 du Code de la propriété intellectuelle dispose que lorsqu'un phonogramme a été publié à des fins de commerce, l'artiste-interprète et le producteur ne peuvent s'opposer

- à sa communication directe dans un lieu public ( ex : discothèque et autre lieu sonorisé), dès lors qu'il n'est pas utilisé dans un spectacle ;

- à sa radiodiffusion et à sa câblo-distribution simultanée et intégrale, ainsi qu'à sa reproduction strictement réservée à ces fins, effectuée par ou pour le compte d'entreprises de communication audiovisuelle en vue de sonoriser leurs programmes propres diffusés sur leur antenne ainsi que sur celles des entreprises de communication audiovisuelle qui acquittent la rémunération équitable."

Généralement, les droits dédiés aux producteurs relativement à la duplication des titres ne sont pas dus par l'utilisateur final mais par le diffuseur, une station de radio, une webradio ou un sonorisateur en magasin. Toutefois, les producteurs prélèvent aussi l'utilisateur final (magasin par exemple) au regard de la diffusion de musique qui représente une valeur ajoutée pour le lieu. Il s'agit alors des droits voisins prélevés par la SPRE.

Pour plus d'informations, n'hésitez pas à visiter le site de la SCPP.



Explications sur le régime des droits voisins SPRE

Les utilisateurs doivent s'acquitter de la Rémunération Équitable, gérée par la SPRE (créée en 1985, c'est la Société de Perception de la Rémunération Équitable), contrepartie de l'utilisation de la musique qui valorise leur lieu et doivent s'engager à la respecter. En cas de non-respect de ses obligations légales et réglementaires, l'utilisateur en infraction encourt des poursuites judiciaires, notamment une peine d'amende de 300 000 €. Cette rémunération équitable est principalement forfaitaire pour les lieux publics dits "sonorisés" auxquels la musique de sonorisation apporte une valeur ajoutée. En 2011, les droits SPRE sont devenus autonomes du droit d'auteur et suivent une grille spécifique définie et actualisée chaque année par la SPRE et publiée au Journal Officiel.

Pour toutes les activités où la musique n'est pas le coeur de métier (ie en dehors des discothèques ou bars musicaux), la SPRE a mandaté la SACEM pour la perception des droits voisins (la Rémunération Équitable). Pour les différents types de lieux, il existe un barème spécifique : café ou restaurant, bar ou restaurant à ambiance musicale, commerce de détail, enseigne de la grande distribution, salon de coiffure et enfin autres lieux. Les modalités de calcul évoluent dans chacun des cas.

Par exemple, pour un commerce de détail, la rémunération équitable dépend simplement du nombre d'employés (moyenne des équivalents temps plein à l'année) avec un point de départ à 90 EUR HT par an (pour 0 à 2 employés). Dans la Grande Distribution, c'est plus compliqué, selon que vous êtes généraliste ou spécialiste d'une part, mais également fonction d'un regroupement ou non des déclarations ou encore de la taille du magasin (minimum forfaitaire de 90 EUR HT puis 0.19 EUR HT par m² dans le cas où vous êtes un hypermarché de 8000 m² par exemple). Ainsi un hypermarché (distributeur généraliste) de 7000 m², déclarant seul, doit s"acquitter de : 90 + 7000 x 0.19 = 1420 EUR HT de droits voisins par an, en plus du droit d'auteur, le tout auprès de la SACEM.

Pour plus de détails, voici les liens à consulter sur le site de la SPRE pour estimer votre redevance :

• si vous êtes dans la grande distribution
• si vous êtes commerce de détail
• si vous êtes salon de coiffure
• si vous êtes dans la restauration
• dans les autres cas : parcs de stationnement, parcs d'attraction, aéroports, salles de sport, piscines, hôtels, salles d'attente, salles de jeux, halls, établissements de santé, agences bancaires,etc.


Explications sur la musique libre de droit

À la lecture de nos explications précédentes, il est aisé de constater qu'il est souvent abusif de parler de musique libre de droits tant il est difficile de ne rentrer dans aucune des conditions décrites : droits d'auteur / compositeur, droits de l'éditeur, droits du producteur ou rémunération équitable.

Ainsi, sur le marché, un grand nombre d'offres dites "libres de droits" existent, mais elles ne vous exonèrent la plupart du temps que d'une partie des droits (SACEM le plus souvent), les autres droits restant dus (le plus souvent droits SPRE dans le cadre de la sonorisation de magasins).

Nous vous invitons donc à une extrême vigilance avant de vous engager sur une offre de musique libre de droits. Pensez à questionner votre interlocuteur sur l'attestation d'exonération qu'il pourra vous fournir : attestation d'exonération des droits SACEM ? Attestation d'exonération des droits SPRE ? Attestation d'exonération des droits SACEM et SPRE ? Tous les cas de figure sont possibles, alors vérifiez avant de vous engager.

Si vous souhaitez vous engager autour d'une logique libre de droits, n'hésitez pas à consulter notre équipe pour :

1/ valider la pertinence de la démarche au regard de votre activité et de vos objectifs de communication sur le lieu à sonoriser ;

2/ construire la stratégie sonore la plus efficace pour votre magasin ou votre enseigne ;

3/ décider le cas échéant d'une démarche libre de droits en pleine connaissance de cause.

Mediavea saura échanger avec votre équipe pour répondre précisément aux besoins de votre enseigne. N'hésitez pas à nous contacter pour toutes questions sur le marketing sonore de votre magasin.